RETROUVONS LE GESTE DE PAIX
Depuis le Covid, beaucoup d’entre nous ont pris l’habitude de ne plus se faire la bise — et même de ne plus se serrer la main — au moment du geste de paix à la messe. C’est compréhensible : nous avons appris à être prudents, surtout en hiver.
Pourtant, il y a peu, en Belgique, j’ai été touchée de voir que le geste de paix y était redevenu très simple et très fraternel : on se tend la main, naturellement. Ça m’a fait réfléchir… et donné envie de proposer que, chez nous aussi, nous puissions à nouveau nous serrer la main (sans obligation, bien sûr).
Car ce moment est beau : il dit concrètement “la paix du Christ est pour toi, et nous sommes frères et sœurs”. Et je vous confie quelque chose de personnel : quand j’étais enfant, c’était mon moment préféré. Un instant très court, mais où l’on se sentait vraiment accueilli.
Une de mes patientes, âgée, m’avait un jour confié avant le Covid, qu’elle allait à la messe du dimanche surtout pour ce moment-là, car c’était le seul moment dans sa semaine où elle entrait physiquement en contact avec un autre être humain. Un peu de chaleur humaine, de tendresse.
Pour que cela reste possible en toute sérénité, surtout en saison hivernale, on peut simplement prévoir du gel hydroalcoolique à l’entrée (et/ou près des allées), ou un flacon dans son sac. Chacun reste libre : poignée de main, signe de tête, sourire… l’essentiel est que le geste soit respectueux et joyeux.
Et si, dimanche après dimanche, nous retrouvions cette petite manière très concrète de faire Église ?
Marion